Pendant longtemps, j’ai cru que la clé pour devenir fort était de me battre contre moi-même.
De repousser mes limites, d’éliminer mes faiblesses, de “tuer” celui que j’étais pour devenir celui que je rêvais d’être.
Mais Hummmm, Je crois bien que : se battre contre soi-même, c’est la pire erreur qu’on puisse faire.
Parce que dans ce combat invisible, il n’y a jamais de gagnant.
Il n’y a que la fatigue, la frustration et le sentiment d’être coincé dans une boucle sans fin : avancer, chuter, culpabiliser, recommencer.
Pourquoi se battre contre soi est une impasse
On entend souvent : “Dépasse-toi !”, “Sois plus fort que toi-même !”, “Ne sois pas la même personne qu’hier.”
Mais derrière ces phrases motivantes se cache un piège : on se met à considérer son propre “moi” comme un ennemi.
L’autre “moi” — celui du passé, celui qui doute, celui qui procrastine — devient une menace.
Alors on le rejette, on le critique, on essaie de le corriger à coups de discipline.
Mais plus on le combat, plus il résiste.
Car cet “autre nous” n’est pas un obstacle, c’est une partie vivante de notre histoire.
Il a appris à se protéger, à se défendre, à survivre.
Et à chaque fois qu’on essaie de le faire taire, il revient, plus fort, plus têtu, plus ancré.
Se dépasser n’est pas toujours progresser : LE JOKER

On croit souvent que se dépasser, c’est grandir.
Mais parfois, se dépasser, c’est simplement se fuir.
Quand on veut être “meilleur que soi-même”, on se compare à une version de nous qui n’existe plus.
Cette version agit avec d’anciennes croyances, d’anciennes blessures, une vision faussée de la réalité.
Alors on court après une illusion : celle d’un “moi parfait” qu’on n’atteindra jamais.
C’est pour cela que le progrès devient lent, frustrant, parfois destructeur.
Parce qu’on veut vaincre une version de nous qu’on n’a jamais pris le temps de comprendre.
Le vrai déclic : apprendre à se connaître
Le jour où j’ai cessé de me battre contre moi-même, j’ai commencé à me découvrir.
Pas à travers les réussites, mais à travers mes réactions, mes résistances, mes émotions.
J’ai compris que je n’étais pas divisé, simplement mal écouté.
Mon autre “moi”, celui qui semblait me freiner, voulait seulement me protéger de quelque chose : la peur, le rejet, l’échec.
Alors j’ai arrêté de le juger.
J’ai commencé à dialoguer avec lui.
Et c’est à ce moment-là que le changement est devenu réel.
Parce qu’au lieu de vouloir “changer de peau”, j’ai appris à habiter la mienne.
Voyager à l’intérieur de soi
Ce voyage intérieur est peut-être le plus difficile, mais aussi le plus libérateur.
Il demande de l’écoute, du calme et surtout, une sincérité absolue.
C’est un face-à-face avec soi, sans filtre, sans masque.
Comprendre pourquoi on réagit différemment de la réalité, pourquoi on interprète mal, pourquoi on s’auto-sabote…
Ce sont des questions qui ne trouvent pas leurs réponses dans les livres, mais dans le silence.
Apprendre à s’observer sans se juger, c’est comme apprendre une nouvelle langue : celle de soi-même.
Et plus on avance, plus les malentendus intérieurs disparaissent.
L’autre moi, il est un peu bizarre, moi-même je lui voit, je me dis : Il est cool ce mec.
Transformer l’autre “moi” en allié

Peu à peu, l’autre “moi” cesse d’être un adversaire.
Il devient un partenaire, une boussole intérieure.
Il nous montre nos zones d’ombre, mais aussi nos ressources.
Il ne veut pas nous freiner, il veut simplement nous préparer.
Quand on l’écoute, on découvre qu’il n’a jamais été notre ennemi.
Il voulait juste être compris, reconnu, intégré.
Et c’est là que le vrai changement se produit :
lorsque le “moi du passé” et le “moi du présent” cessent de se battre,
et commencent à marcher ensemble.
Cesser de se battre contre soi ne veut pas dire abandonner.
Cela signifie changer d’approche.
C’est un travail lent, profond, parfois déroutant.
Il faut accepter de se voir tel qu’on est, sans chercher à plaire, ni à performer.
Et pour ça, il faut un esprit calme.
Un mental capable d’écouter sans réagir, de ressentir sans juger.
Parce que la paix intérieure n’est pas le résultat d’une victoire…
mais la fin d’une guerre.
La vraie force : s’unir à soi-même
La force ne vient pas de la lutte, mais de l’union.
Quand on arrête de se fragmenter, tout devient plus fluide.
Nos pensées, nos émotions et nos actions se mettent à avancer dans la même direction.
C’est là qu’on commence à vivre pleinement.
À créer, à entreprendre, à aimer, sans se freiner soi-même.
Parce qu’on ne cherche plus à être “meilleur que soi”,
mais simplement à être en accord avec soi.
Et c’est peut-être ça, le véritable dépassement :
non pas aller plus loin que soi,
mais aller plus profondément en soi.















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